Midsommar

De Ari Aster
Avec Jack Reynor, Florence Pugh, Will Poulter
USA - 2019
2h27
drame, horreur
VOST
diffusion : 2019
P

Christian est sur le point de quitter Dani quand celle-ci est touchée par un terrible drame. Il ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé. Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

COUP DE COEUR DIETRICH !

Critiques

  • Midsommar est un film inclassable. C’est à la fois une expérience anthropologique d’un groupe sectaire au fin fond de la Suède. C’est aussi un récit policier où l’on avance pas à pas dans la complexité psychologique et sociologique de ce groupe de gens. C’est surtout un film d’épouvante qui enfonce à pas feutrés le spectateur dans un climat anxiogène. [...] La qualité principale du film demeure la précaution avec laquelle le réalisateur entraîne ses personnages dans ce ballet terrifiant. Ari Aster dont on connaît l’effrayant Hérédité n’abuse d’aucuns effets spéciaux. Quelques visages déformés, quelques corps estropiés traversent son histoire. L’horreur est souterraine, elle refuse la démonstration [...]. www.avoir-alire.com

  • La tension est quelque chose de sacré pour Ari Aster et il prend un soin méticuleux à l’élaborer, à la malaxer pour en faire quelque chose de fabuleusement poétique dans l’horreur terrifiante. Semblable à un long chemin sinueux où le charme d’apparat est si beau qu’il en devient très vite inquiétant en fond, Midsommar nous embarque, comme ses protagonistes, dans un voyage sensoriel où tout n’est qu’illusion, où la perfection d’une harmonie idyllique et d’une communion parfaite avec la nature pour cette communauté aux sourires « chelou », n’est que le miroir tendu cachant un envers que l’on pressent malveillant et que l’on a instantanément peur de découvrir. mondocine.net

  • Récit d’une rupture improbable sur fond de rites païens gorgés de soleil et de dopamine, Midsommar, le deuxième film d’Ari Aster, est un drame bergmanien doublé d’un trip psychédélique sidérant. Le cinéaste semble avoir cultivé les différences avec son précédent et emballant Hérédité [...]. Pour autant, ces différences ne suffisent pas à occulter les signes distinctifs qui font d’Ari Aster un auteur définitivement reconnaissable. On retrouve dans l’un et l’autre film les mêmes obsessions pour les liens toxiques unissant les membres d’une famille ou d’un couple, une même faculté à exprimer le malaise de personnages travaillés par des forces qui les poussent à agir malgré eux. www.chaosreign.fr