The Mastermind
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d'un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d'œuvres d'art. Avec deux complices, il s'introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.
Critiques
Kelly Reichardt signe un coup de force tout en douceur. À rebours du spectaculaire et de l’adrénaline virile qui nourrissent habituellement le film de braquage, la réalisatrice américaine, révélée par Old Joy et confirmée par First Cow, impose une anti-épopée lente et mélancolique, où le vrai cambriolage est celui des illusions : celles de la réussite, de la virilité, du pouvoir masculin sur le réel. www.culturopoing.com
Malin et rudement bien mis en scène, ce récit d’un braquage de tableaux dans l’Amérique rurale des années 70 est une véritable réussite. […] Avec ce portrait tendre et cruel d’un voyou normal, condamné à la médiocrité de l’existence, la réalisatrice prend le contrepied total des longs-métrages nombreux du répertoire américain qui décrivent les préparatifs et les passages à l’acte de gangsters représentés comme des héros en butte à la police. www.avoir-alire.com
Chez Kelly Reichardt, l’intérêt se trouve ailleurs que dans le bon déroulé d’un plan établi. Ce qui l’intéresse fondamentalement, c’est la capacité de l’humain à se tromper, être dans l’erreur, perdre le contrôle de la situation, la machine qui s’emballe et qui se grippe. […] Après le western dans La Dernière Piste (2010) et First Cow (2020), ou le thriller paranoïaque dans Night Moves (2013), Kelly Reichardt continue de déconstruire les mythes du cinéma américain en s’attaquant cette fois au film de braquage. tsounami.fr

























