Benedetta

De Paul Verhoeven
Avec Virginie Efira, Charlotte Rampling, Daphne Patakia
Sélection compétition officielle (Cannes 2021)
France, Pays-bas - 2021
2h10
drame, historique
diffusion : 2021
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Au 17e siècle, alors que la peste se propage en Italie, la très jeune Benedetta Carlini rejoint le couvent de Pescia en Toscane. Dès son plus jeune âge, Benedetta est capable de faire des miracles et sa présence au sein de sa nouvelle communauté va changer bien des choses dans la vie des soeurs. Adapté du roman de Judith C. Brown, "Immodest Acts".

 

Double séance Verhoeven le 18 juillet : Avec la sortie du très attendu Benedetta, l’occasion était trop belle de vous proposer une plongée dans l’univers sulfureux de Paul Verhoeven avec la ressortie de son thriller culte Basic Instinct.

 

TARIFS DU DIMANCHE 18 JUILLET :

1 film: tarifs habituels
2 films (Benedetta et Basic Instinct): 11 € / 9 € / 7 €

Critiques

  • Dans le sillage théologique de son chef-d’œuvre La Chair et le sang, Benedetta de Paul Verhoeven poursuit assez admirablement la question de la condition féminine et le rapport au corps au sein de l’extrémisme religieux, pire encore de la société féodale, comme vecteur social annihilant les individus. Un nouveau portrait de femme flamboyant de la part du Hollandais violent. www.avoir-alire.com

  • Ici, le réalisateur a mis les petits plats dans les grands pour nous raconter l’histoire (vraie) de sœur Benedetta. […] Verhoeven se fait plaisir et propose une reconstitution d’époque soignée sans aucun défaut. Tout est crédible, des décors aux costumes, des dialogues à la musique. Ce qui permet, par la suite, de laisser au cinéaste faire ce qu’il sait faire le mieux : organiser le chaos. Car Benedetta, derrière cette jolie façade, est une pièce, un drame, qui va exploser dans le plus grand des fracas. Une histoire d’ascension et de descente aux enfers […].Preuve à qui en doutait encore qu’à 82 ans, Paul peut offrir du grand spectacle, du spectacle réaliste, du spectacle incroyablement bien incarné, avec une forme de provocation salvatrice. www.konbini.com

  • S’il succède chronologiquement à Elle, toujours produit par Saïd Ben Saïd, c’est plus davantage la démesure de Showgirls, et le mysticisme de La chair et le sang qui reviennent à l’esprit. Ces deux aspects, la folie kitsch et une certaine idée du christianisme, vont jalonner tout le film en repoussant les limites qu’on croyait connaître de Verhoeven. […] L’auteur semble ne plus avoir aucun filtre, délivrant une synthèse de ses obsessions sans retenir quoi que ce soit, dans une liberté totale. […] Femme du Christ, Benedetta jouit et aime comme elle vit, dans la simplicité du discours originel du fondateur de cette religion, délestée du fardeau beaucoup trop lourd de l’Eglise traditionnelle. La folie du personnage importe alors peu, le ridicule de certaines scènes est également écarté avec facilité. Il reste une histoire dénuée de tout artifice, nu de prétentions, si ce n’est de présenter une âme pure et entière qui, si elle est mystique, est aussi et surtout la messagère du plus beau des sentiments qui devrait tous et toutes nous relier. www.lebleudumiroir.fr

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