Bait
Dans un village de pêcheurs au cœur des Cornouailles, la pêche se fait de plus en plus rare au profit d’une activité touristique grandissante. Martin Ward, est un pêcheur sans bateau, son frère ayant transformé celui de leur père à des fins touristiques. Après la vente de leur maison familiale à de riches londoniens qui n’y passent que leurs vacances, Martin lutte pour conserver une place au sein de son village.
Critiques
Réalisé trois ans avant Enys Men, on retrouve dans Bait le goût de Mark Jenkin pour la pellicule, ses textures et les expérimentations formelles. Même si bien plus narratif ici, l’aspect formaliste de son cinéma porte toujours en lui le discours du film : une esthétique très proche du cinéma direct des années 50 et 60 coince les personnages dans un passé qui habite constamment cette communauté en totale mutation. Il fait d’une intrigue très simple un western social étouffant, porté par des acteurs et des actrices extrêmement charismatiques. Définitivement un cinéaste à suivre ! - www.gncr.fr
C’est la le tour de magie le plus paradoxal opéré par Mark Jenkin : alors même qu’il vogue très loin des codes classiques du cinéma social britannique, c’est comme s’il en avait emporté en cachette dans son voyage les meilleures qualités. Bait n’est pas un film coupé du monde. C’est un film qui parle de nous, de la vie en communauté, des rapports de classe et de sexe. C’est un geste pictural d’une réjouissante ambition, et alors même qu’il a l’air de sortir d’un autre monde, c’est un film sur ici et maintenant. Un miroir pas si déformant que ça. - lepolyester.com


















