La piel que habito

De Pedro Almodóvar
Avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes
Espagne - 2005
1h57
thriller
VOST
diffusion : 2019
E
P

Robert Ledgard, un chirurgien esthétique, met au point une peau synthétique, technique révolutionnaire qui conforte sa réputation. Mais il garde le secret sur les tests qu'il a menés sur une femme cobaye, Vera, qui vit enfermée dans son manoir dans la région de Tolède. La relation entre le médecin et sa patiente est trouble et mal vue de la seule personne à détenir le secret : Marilia, la fidèle servante du chirurgien.

VERSION RESTAURÉE.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Critiques

  • Le personnage central du nouveau film de Pedro Almodovar est un savant, un génie, il est fou, comme les docteurs Frankenstein et Moreau. Et comme le réalisateur, pris ici d'une furie d'expérimentation, qui se lance dès les premiers plans de La piel que habito (« La peau que j'habite ») dans une opération à haut risque - à la fois greffe et dissection. Celle-ci met en danger le film, remet en question la raison d'être du cinéma. Au bout du compte, les deux patients ressortent pleins d'une vie nouvelle. www.lemonde.fr

  • La Piel que Habito se veut hommage aux films noirs et fantastiques avec des faux airs de fable d’anticipation […]. Une œuvre hybride où l’on y lit des références aussi bien aux films de la Hammer, qu’aux Yeux sans visage de Franju ou encore à Vertigo d’Hitchcock. La trame, elle, s’inspire d’un roman noir français de Thierry Jonquet, Mygale, écrit dans les années 1980, qu’Almodóvar rêvait d’adapter depuis de nombreuses années et qu’il a remodelé à sa sauce, avec l’aide de son frère. […] Comme dans Parle avec elle, Almodóvar prouve qu’il n’est jamais aussi à l’aise pour disséminer la transgression que dans les contraintes bien codées du film de genre. Dans La Piel que Habito, il assume ce parti pris jusqu’au bout, quitte même à faire des clins d’œil au giallo italien. www.critikat.com

  • Un grand thriller, superbement réalisé et magnifiquement interprété. À la fois voyeur et spectateur de la folie du docteur Robert Ledgard, le spectateur évolue dans une ambiance malsaine dont seul Pedro Almodóvar a le secret. Les longueurs ne jouent pas en défaveur d’une intrigue rondement menée et ficelée. Du beau cinéma. www.lemagducine.fr

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