
INLAND EMPIRE
Après que sa nouvelle voisine lui en a fait la prédiction, l'actrice Nikki décroche un rôle dans le nouveau film d'un célèbre réalisateur. Le scénario, inspiré d'une légende tzigane polonaise, a été porté à l'écran une première fois dans une production demeurée inachevée à la suite du meurtre mystérieux de ses deux vedettes.
Séance unique le jeudi 04 septembre à 20h.
Critiques
On pourrait ainsi résumer le début du film, comme on donnerait le la avant que l’orchestre ne se lâche dans toutes les directions : une actrice (Laura Dern, époustouflante de bout en bout) s’apprête à tourner dans le remake d’un film maudit qui n’avait jamais pu être achevé, ses acteurs ayant mystérieusement disparu. À partir de là, attachez vos ceintures, vous voilà partis avec le pilote Lynch dans un grand voyage à travers les rêves, les cauchemars, l’inconscient, les mondes parallèles, les possibilités infinies de la fiction, des fantasmes, de l’imagination et du cinéma […]. Scènes vécues, tournées, rêvées, cauchemardées se mêlent sans distinction… Ce qui est compliqué, c’est ce qui fait lien entre ces fragments, un peu comme dans les vingt dernières minutes du 2001 de Kubrick. À bien des égards, INLAND EMPIRE est aussi un voyage où les lois terrestres courantes n’existent plus, Lynch remplaçant les confins infiniment grands de l’espace par les confins tout aussi infinis des méandres du cerveau et de l’imagination. INLAND EMPIRE instaure ce rapport très paradoxal entre le spectateur et le film : on n’y comprend pas grand chose mais on est captivé de bout en bout. - Les Inrocks