Duel à Monte-Carlo Del Norte
Slide, un cowboy solitaire armé de sa seule guitare, arrive dans la ville forestière de Sourdough Creek, gangrenée par la corruption. Le maire et son frère jumeau y sèment la terreur et se préparent à raser un petit village de pêcheurs pour ériger Monte-Carlo del Norte, un lotissement de luxe qui servira aux besoins du tournage d’un film hollywoodien. Prêts à tout pour s’enrichir, ils n’ont aucun scrupule à mettre en danger l’équilibre de la communauté et de l’environnement et à tuer quiconque s’oppose à leur projet...
Avertissement : l'univers visuel et sonore de ce film peut déranger un jeune public.
Critiques
Western et folk songs pour grande personne. Poésie trash et sépia, parsemée de flash punk multicolore, le film de Bill Plympton est une explosion d'inventions visuelles. Ça galope, ça bringuebale, ça chante et ça vocifère et c'est aussi, original, exubérant, moderne et pas poli. www.baz-art.org
On y croise pêle-mêle un cow-boy guitariste, une entraîneuse de saloon, des stars capricieuses, un producteur prêt à tout, des édiles corrompus et… un insecte géant venu des enfers, dans une histoire qui fleure bon l’âge d’or de Hollywood, passé à la moulinette de Plympton. Si chaque séquence pourrait à elle seule donner lieu à un court-métrage, une véritable unité parcourt ce film musical et chanté, souvent inclassable, où le cinéaste continue à appliquer le style de ses débuts. Soit une animation dynamique et un crayonné brut et vibrant, donnant vie et caractère à ses personnages, à la fois archétypes de récits classiques, mais observés au prisme déformant et délirant du réalisateur. www.bande-a-part.fr
Duel à Monte-Carlo del Norte s’annonce donc comme autant un petit joyau d’animation qu’une féroce critique politique d’un certain État de l’Amérique profonde. On comprend mieux alors comment le vote populiste a fait venir au pouvoir un homme dont le comportement ressemble étrangement à celui de ce maire, instable et colérique. Mais la musique est là pour adoucir les mœurs, ou au contraire remettre l’église au milieu du village et faire droit à la sérénité et à la douceur de vivre. L’imagination sans limite, voire parfois délirante de Bill Plympton, est au service d’un conte aussi foutraque que furieusement drôle. www.avoir-alire.com













