Rysopis

Signes particuliers : néant

De Jerzy Skolimowski
Avec Jerzy Skolimowski, Elzbieta Czyzewska, Tadeusz Minc
VERSION RESTAURÉE
Pologne - 1964
1h16
drame
VOST
diffusion : 2019
E
P

Voilà deux années qu'Andrzej Leszczyc, 24 ans, a été renvoyé de la fac où il étudiait. Son sursis pour le service militaire n'a plus cours et il doit faire ses deux années de service dans la marine. Durant la poignée d'heures qui le sépare de son départ, Andrzej traîne avec des amis, hésite à dire au revoir à sa femme, rencontre une jeune étudiante... et n'arrive pas à se décider si à l'heure dite il sera dans le train ou s'il sera devenu déserteur...

La projection du lundi 6 mai à 21h sera précédée d'un pot convivial et de l’avant-programme « Jerzy Skolimowski, mouvements perpétuels » qui met en lumière la filmographie et les influences caractérisant son cinéma.

TARIFS SÉANCE DU 6 MAI : 5,5 € / 4 € / 3 €

Critiques

  • Skolimowski brille à montrer ce moment de la vie où l'on se tient à l'écart du monde, de la société, où l'on repousse l'échéance fatale qu'est l'entrée dans l'âge adulte. […] Si Rysopis est porté par une profonde douleur existentielle et un romantisme adolescent très touchant, ce qui nous marque avant tout dans ce premier long […] c'est la fougue qui l'anime. C'est une œuvre qui a du vague à l'âme, mais ce vague à l'âme, Skolimowski ne le filme pas avec tristesse et recueillement mais au contraire avec énergie, presque avec colère. Une caméra très mobile, une façon brute de couper dans les scènes, une interprétation très physique... La vitalité de l'ensemble fait que l'on échappe à cette complaisance mélancolique dans laquelle le film aurait pu se perdre. www.dvdclassik.com

  • Ce premier long-métrage de Jerzy Skolimowski, 26 ans, s’inscrit bien sûr dans le mouvement général de renouvellement qui apporte un formidable courant d’air frais dans le paysage d’une cinématographie mondiale figée dans les corporatismes et les carcans narratifs. Mais il le fait avec un allant, une grâce impétueuse qui n’appartient qu’à lui. […] Quel bain de jouvence revigorant que de voir et revoir inlassablement cet étourdissant poème visuel dont le réalisme oscille de manière à peine perceptible vers un fantastique tout juste effleuré. Sa vivacité, son humour, son inventivité formelle, sa discrète mais mordante touche de romantisme sont restés intacts. www.avoir-alire.com