Problemos

De Éric Judor
Avec Éric Judor, Blanche Gardin, Youssef Hajdi
France - 2017
1h25
comédie
VF
diffusion : 2017
P

Jeanne et Victor, deux Parisiens de retour de vacances, font une halte pour saluer leur ami Jean-Paul sur la prairie où sa communauté a élu résidence. Le groupe lutte contre la construction d’un parc aquatique sur la dernière zone humide de la région. Séduits par une communauté qui prône le « vivre autrement » où l’individualisme, la technologie et les distinctions de genre sont abolis, Jeanne et Victor acceptent l’invitation qui leur est faite de rester quelques jours. Lorsqu’un beau matin la barrière de CRS qui leur fait face a disparu, la Communauté pense l’avoir emporté sur le monde moderne. Mais le plaisir est de courte durée… À l’exception de leur campement, la population terrestre a été décimée par une terrible pandémie.

Critiques

  • Avec un filmage aussi minimaliste que les décors, Éric Judor réalise son 3e long avec des bouts de ficelle, fidèle à son humour dévastateur qui pointe les travers de l’humain pluriel, qu’il soit citadin cynique ou écolo de pacotille, le résultat est ravageur et l’hypocrisie exposée de toute part. Face à cette suite de dialogues acerbes, où l’humour bêta est féroce, l’on rit beaucoup de cette humanité à la dérive. Judor a compilé dans cette fable de bricole le meilleur de son humour poil-à-gratter. Problemos est un délire assumé qui assure l’euphorie sur toute sa durée, ce qui n’est jamais gagné avec les comédies d’aujourd’hui. www.avoir-alire.com

  • Aux côtés des Quentin Dupieux, Albert Dupontel et Antonin Peretjatko, Éric Judor fait partie des voix atypiques de la comédie française qui nous rappellent que tout n’est pas perdu en matière de rire hexagonal. Ce dernier peut toujours se marier avec une forme d’inventivité et de poésie absurde bienvenues. www.ecranlarge.com

  • Adepte de la mise en abyme et de l'humour absurde, Éric Judor apporte (...) une distanciation bienvenue dans le comique troupier hexagonal.(...) Débilos, Problemos ? Oui, et cet humour régressif assumé, qui fait des allers-retours entre premier, deuxième et troisième degrés, fait un bien fou par les temps qui courent. www.telerama.fr