Out of the present

De Andrej Ujica
VERSION RESTAURÉE
USA, Grande-Bretagne - 1995
1h32
documentaire
VOST
diffusion : 2017
E
P

En mai 1991, les cosmonautes soviétiques de la mission Ozon, Anatoli Artsebarski et Sergeï​ Krikalev sont envoyés sur la station orbitale MIR. Tandis que le commandant revient sur terre à la date fixée, c'est-à-dire cinq mois plus tard, Krikalev, contraint par les circonstances politiques, passe près de dix mois à bord… Parti de l'URSS, il revient en Russie…

L’avant-première du lundi 3 juillet sera suivie d’un pot convivial.

Critiques

  • « Que pensez-vous de tous ces changements politiques ? », lui demandent les journalistes avec qui il communique quotidiennement. Il reste muet, pensif. Il est ailleurs, dans une autre Histoire, « hors du présent ». C'est cette expérience unique que retrace Out of the present. Sans stars ni effets spéciaux comme Apollo 13 ou L'Étoffe des héros. Ici, tout est vrai. Et dès les premières images, on décolle. (…) On partage cette vie en apesanteur et ses bizarreries. La boisson se met en boule, comme le whisky du capitaine Haddock, dans On a marché sur la Lune. La moindre coupe de cheveux exige une tondeuse reliée à un aspirateur. Et puis, devant ces images étranges, apaisantes, de notre vieille planète qu'on aperçoit au loin, le temps, soudain, semble s'être arrêté. Le « silence de ces espaces infinis » qui effrayait Pascal, n'a plus rien d'angoissant. C'est le mérite de ce passionnant documentaire : pendant quatre-vingt-douze minutes, durée exacte d'une rotation de la station autour de la terre, on plane. www.telerama.fr

  • Ujica est un cinéaste singulier, sans caméra mais avec un regard, tout entier contenu dans la visionneuse et la table de montage. C’est un magnifique vautour qui se nourrit des images des autres – grandeur et utilité des vautours! –, un condor posant son regard perçant sur des images qu’il reprend à son compte et redistribue par le montage. Voici une forme de remise en jeu des images, qui les déplace d’une première version de l’histoire pour les placer dans une autre et les travailler ainsi au présent. Rarement, le fait de monter et de montrer des images aura été aussi lié. C’est ainsi qu’Ujica cinéaste devient, dans le même temps, un théoricien de l’histoire, la revoyant et la reformulant par l’ironie du montage, comme une « remise en scène », selon l’expression d’Arnaud Hée, le premier critique français à avoir pointé l’originalité et l’importance du cinéaste. www.festival-larochelle.org