In the mood for love

De Wong Kar-Wai
Maggie Cheung, Tony Leung Chiu Wai, Ping Lam Siu
Prix d’interprétation masculine (Cannes 2000) / César du Meilleur Film Étranger (2001)
Hong-Kong, France - 2000
1h38
drame, romance
VOST
diffusion : 2021
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VERSION RESTAURÉE.

La projection du lundi 6 septembre à 21h sera précédée d’un pot convivial et d’une présentation du film.

TARIFS SÉANCE DU 06 SEPTEMBRE : 5,5 € / 4 €

Critiques

  • D’une infinie délicatesse, la mise en scène de Wong Kar-wai, si elle exulte de mille couleurs, se veut plus douce, plus sobre que dans ses précédentes réalisations. Le temps semble comme suspendu dans In the Mood for Love, comme un rêve, une parenthèse dans la vie de ses deux personnages principaux. Pour le spectateur également, le temps s’est arrêté l’espace d’un instant d’envoûtement. Porté par la douce musique et l’intense émotion de ce film, il n’a pas vu l’heure et demie filer. Quand le générique de fin apparaît, au bord des larmes, il reprend conscience de la réalité. Revoir, redécouvrir In the Mood for Love apparaît comme l’un des ultimes instants de grâce de cette année si particulière… www.lebleudumiroir.fr

  • Avec In the Mood for Love, le cinéaste Wong Kar-wai ne montre pas frontalement une histoire amoureuse en train de s’éveiller, il la désigne d’un revers de caméra, un geste soupçonné, un sourire esquissé, un port de tête suggéré. Tout est élégance, tout est maîtrisé. […] In the Mood for Love appartient à ces moments sublimes de cinéma où le spectateur, à l’instar de Mia Farrow, dans la Rose pourpre du Caire, est dans la position de traverser le miroir pour être Chow et madame Chan. Une expérience de cinéphile étrangement charnelle. www.weculte.com

  • Un homme et une femme n’osent s’aimer. À partir de cette histoire mille fois racontée, Wong Kar-wai signe un film bouleversant. […] Si In the mood for love touche autant alors qu’il n’aurait pu qu’éblouir, c’est que Wong Kar-Wai n’emploie tous ses effets de cinéaste virtuose, tous ses trucs de machine à dégorger des images toujours plus impures qu’afin de restituer au sentiment amoureux son rythme juste, son asynchronisme fondamental et sa continuité parallèle et rarement sécante au temps admis par le monde. Les horloges abondent dans le film, mais elles ne marquent que le temps qui reste, qu’il faut voler sans se faire prendre la main sur l’aiguille, les instants où la vie se transforme enfin en une fiction sous le signe de la dissimulation amoureuse. www.lesinrocks.com