Mandy

De Panos Cosmatos
Avec Nicolas Cage, Andrea Riseborough, Linus Roache
Sélection officielle (Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2018 / Sundance 2018)
USA, Belgique - 2018
2h01
thriller, inclassable
VOST
diffusion : 2019
E
P

Pacific Northwest, 1983. Red Miller, bûcheron taiseux et Mandy Bloom, artiste, vivent leur amour isolés du monde dans leur maison au milieu d’une vaste pinède. Un jour, Mandy est attaquée par le sadique Jeremiah Sand, un chanteur folk devenu le gourou d'une secte. La situation va tourner au cauchemar, dans tous les sens du terme...

INÉDIT !

En partenariat avec la Fanzinothèque dans le cadre de l'exposition « Tués par la mort ». Séance en présence de l’auteur Lelo Jimmy Batista et de l’illustrateur Freak City.

TARIFS HABITUELS SAUF CARTE CULTURE ET ADHÉRENTS (4 €)

Critiques

  • Le film nous plonge dans une première partie hypnotique, teintée d’une mélancolie très lente et romantique, enrobée dans une atmosphère résolument très 80’s. Portée par l’enivrante composition du regretté Jóhann Jóhannsson aux accents synthwave, le film est avant tout une proposition sensorielle qui nous plonge dans une fascinante descente aux enfers, outrancière et délirante. C’est deux films qui cohabitent en un dans un curieux mélange de fantasy kitchissime et d’animation, entre Hellraiser et Metallica. Nicolas Cage fidèle à lui même offre une performance de fou furieux, animé par une transe absurde et comique. La douceur laisse alors place à une violence démesurée et gore qui assouvit son désir ultime de catharsis à travers des combats invraisemblables de tronçonneuses. Mandy est une expérience déroutante aussi drôle qu’étrange, une fantasmagorie dont la beauté quasi-surnaturelle marque durablement la rétine au fer rouge. www.lebleudumiroir.fr

  • Mandy fait partie de ces films fous et rares qui se lâchent totalement pour repousser les frontières de l’incroyable. Scindé en deux parties distinctes, d’abord autour de Mandy, de sa capture à sa mort, puis de Red et son épopée vengeresse, ce revenge movie jusqu’au-boutiste donne la sensation de partir dans tous les sens mais il est fait avec le plus grand soin. […] Mandy, produit par Elijah Wood, peut faire penser à un croisement improbable et sous amphétamines entre le cinéma de David Lynch et de Nicolas Winding Refn. Il est emballé avec un soin esthétique évident entre couleurs saturées, beaux plans larges et quelques passages animés du plus bel effet. La partition musicale entêtante à base de riffs de guitare électrique […] nous maintient parfaitement au cœur de ce voyage fantasmagorique et frappadingue qui ravira les amateurs de cinéma ultime et déviant. www.cinechronicle.com

  • Bien que revêtant les oripeaux […] d’une série B issu du lassant revival grindhouse, Mandy ne se révèle pas moins un OFNI de première catégorie, et va surtout tutoyer et ressusciter la folie des grandes heures du « Film Rock », The Wall d’Alan Parker et Tommy de Ken Russel en tête, tant celui-ci produit sur le spectateur un effet proche de la prise de psychotrope à l’instar des derniers « trips » de Gaspard Noé. Grosse dinguerie imprimée sur celluloïd, le film de Panos le camé cale en effet sa construction sur celle d’un slow hard-rock, tel que Child In Time des Deep Purple ou Stairway To Heaven de Led Zep’, une lente montée vers une explosion inexorable, ce genre de morceau de 15 minutes qui va nous endormir dans un premier temps pour enfin nous soulever sur un final apocalyptique emplie de solos et de riffs endiablés. www.filmdeculte.com

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