Laissez bronzer les cadavres

De Hélène Cattet, Bruno Forzani
Avec Elina Löwensohn, Stéphane Ferrara, Bernie Bonvoisin
France, Belgique - 2017
1h30
thriller
VF
diffusion : 2017
S
P

La Méditerranée, l’été : une mer d’azur, un soleil de plomb… et 250 kilos d’or volés par Rhino et sa bande. Ils ont trouvé la planque idéale : un village abandonné, coupé de tout, investi par une artiste en manque d’inspiration. Hélas, quelques invités surprises et deux flics vont contrecarrer leur plan : ce lieu paradisiaque, autrefois théâtre d’orgies et de happenings sauvages, va se transformer en un véritable champ de bataille… impitoyable et hallucinatoire !

Critiques

  • Signant l’adaptation du roman éponyme de Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid paru en 1971, Hélène Cattet et Bruno Forzani s’approprient le récit de gangster et réinventent le « film de siège ». Ils trouvent dans la narration première un espace de jeu dont ils ne cessent de redéfinir les contours à mesure qu’ils modulent leur propre grammaire – scénaristique comme esthétique. En composant un film plus encore organique et sensitif que leurs précédents, ils nous invitent à un voyage étourdissant, truffé de références et de clins d’oeil : un véritable feu d’artifice. www.ungrandmoment.be

  • Ô joie, on retrouve dans Laissez bronzer les cadavres tout ce qui fait le sel du cinéma d’Hélène Cattet & Bruno Forzani, et même en mieux. Avec davantage de moyens financiers, le duo et leur fidèle chef opérateur, Manu Dacosse, mettent tout à l’écran et livrent un festin cinéphilique. Œuvre fétichiste dans tous les sens du terme, shootée au 16 mm avant d’être gonflée en 35, chaque photogramme y est patiné de l’amour du « film », de la pellicule, de sa texture, de sa chaleur. À ce titre, Laissez bronzer les cadavres redonne tout son sens à l’expression galvaudée d’« expérience sensorielle ». www.lepasseurcritique.com

  • Non content d’avoir réglé son compte au giallo dans Amer et L’Étrange Couleur des Larmes de ton Corps, le duo Hélène Cattet / Bruno Forzani s’attaque à présent au polar français des années 1980, époque chérie où la comédie ne régnait pas encore de façon dictatoriale sur l’industrie. Leur intimidant travail formel ne se calme pas pour autant. De nouveau, la réalisation fourmille d’idées barjos exécutées avec aplomb (...). Mieux qu’une adaptation étonnamment fidèle du court roman de Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid, Laissez Bronzer les Cadavres en est une exaltation furieuse. www.chaosreigns.fr