Blood simple

Sans pour sang

De Joel Coen, Ethan Coen
Avec John Getz, Frances McDormand, Dan Hedaya
VERSION RESTAURÉE
USA - 1985
1h36
thriller
VOST
diffusion : 2018
P

Au Texas, un propriétaire de bar découvrant que sa femme le trompe avec le barman, engage un détective texan pour les assassiner. Mais sous des dehors de parfait imbécile, ce dernier va se révéler machiavélique et imprévisible…

Critiques

  • Ce coup d’essai des frères Coen est un coup de maître qui révèle pleinement leur style et leur univers. Jubilatoire ! […] On retrouve dès l’exposition le trio classique de série noire mari-femme-amant, dans la tradition d’Assurance sur la mort, mais sans le glamour des studios hollywoodiens de la grande époque. Le Texas qui sert de décor à la narration est tout aussi glauque que le Minnesota de Fargo, et les minables protagonistes anticipent la future galerie d’Américains moyens chère aux frères Coen, pris dans un piège qui les dépasse. L’intrigue est un modèle de construction, et il n’est pas étonnant que les publicitaires aient misé sur la référence à Hitchcock pour promouvoir initialement le film. www.avoir-alire.com

  • Il est […] impressionnant de voir comment avec ce premier film, les frangins imposent déjà leur style si particulier : une ironie grinçante, une mélancolie aigre-douce dont soudain jaillit une extrême violence, un attrait particulier pour les losers et l'Amérique profonde, et, bien sûr, un art puisant sans cesse dans la mythologie du cinéma […]. En préfigurant à peu près toute cette riche filmographie à venir, Blood Simple est bien plus qu'un premier film parfaitement maitrisé, c'est un manifeste du cinéma coennien. www.lesinrocks.com

  • Le tour de force du scénario est de reposer sur un quiproquo absurde, qui va mener ces personnages, tous aussi incapables, à agir dans une totale ignorance des conséquences de leurs actes. Dès ce premier film, on comprend que les Coen avaient déjà trouvé leur formule : l’effroi teinté de sarcasme, l’ironie doublée d’une obscure tendresse pour ces losers irrécupérables, jouets de leur propres obsessions et toujours prêts à multiplier les gaffes les plus sordides. www.chronicart.com