A ghost story

De David Lowery
Avec Casey Affleck, Rooney Mara, Carlos Bermudez
Prix du jury, Prix de la critique, Prix Kiehl’s de la Révélation (Deauville 2017)
USA - 2017
1h27
drame, fantastique
VOST
diffusion : 2017
E
P

Un homme décède et son esprit, recouvert d’un drap blanc, revient hanter son ancienne maison où vit son épouse éplorée. Mais désormais il n’a plus aucune emprise sur le monde qui l’entoure, il ne peut qu’être que le témoin passif du temps qui passe, comme passe la vie de celle qu’il a aimée. Fantôme errant confronté aux questions profondes et ineffables du sens de la vie, il se laisse entraîner dans un voyage à travers le temps et la mémoire.

Film précédé de 2 courts-métrages rares !

Nul n’y survivra
De Jean-Pierre Andrevon / France – 1971 – 21 min.
Une histoire de fausse alerte atomique, réalisée par Jean-Pierre Andrevon, écrivain touche à tout et figure majeure de la SF française.

La fée sanguinaire
De Roland Lethem / Belgique – 1968 – 25 min.
Une fée sadique extermine gaiement des politiciens déchus, des représentants de l’ordre moral et de la loi. Par Roland Lethem, cinéaste et correspondant belge de Midi-Minuit Fantastique.
Restauration 2K à partir du négatif 16 mm réalisée pour l’intégrale Midi-Minuit Fantastique chez Rouge Profond.

Soirée en présence de Meddy Ligner, auteur de science-fiction.

TARIFS HABITUELS.

Critiques

  • Tout comme il joue avec les codes des films de maison hantée, David Lowery oriente son récit vers des directions déjouant les attentes du spectateur. En dire davantage risquerait de gâcher le plaisir de celles et ceux qui découvriront A Ghost Story (…). On se contentera de dire qu’au-delà de l’histoire d’un couple, il est question du temps qui passe et de la persistance des sentiments. Il suffit de se laisser prendre par l’atmosphère cotonneuse, la tonalité élégiaque et les compositions mélancoliques de Daniel Hart pour goûter pleinement à cette proposition de cinéma fantastique humble – sans effet tape-à-l’œil – et paradoxalement audacieuse. www.lebleudumiroir.fr

  • Donnez-lui un drap, 30 mètres carré, un budget 41 fois moindre à celui de Bad Buzz, et David Lowery vous livrera le film le plus bouleversant de l’année. (…) Tout sert le récit. Le format de l’image, sa photographie compassée, chaque ellipse, chaque hors champ, chaque plan fixe s’inscrit dans la vision de David Lowery et participe à sa grâce, à sa justesse inouïe, d’autant plus troublante qu’elle revient aux fondamentaux de la suggestion cinématographique. Toute bancale puisse-t-elle sembler, son idée basique de trimballer un bonhomme sous un drap n’est jamais remise en question par le spectateur. A Ghost Story exhale le dernier souffle des petits chefs-d’œuvre doux, fluides, réconfortants au-delà de leur abyssale mélancolie. www.chaosreigns.fr

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