Slacker

De Richard Linklater
Avec Richard Linklater, Rudy Basquez, Jean Caffeine
USA - 1991
1h40
comédie, drame
VOST
diffusion : 2020
E
P

Quelques heures à Austin, Texas, un jour d’été en 1989. La caméra suit un passant puis l’autre, voyageant à travers les rues de la ville et multipliant de curieuses rencontres : jeunes excentriques, velléitaires et complotistes, personnages originaux et anticonformistes.

 

VERSION RESTAURÉE.

La séance du lundi 10 février à 21h sera précédée d’un pot convivial.

Critiques

  • Slacker, deuxième long-métrage du réalisateur américain est rapidement passé du porte étendard de l'avant garde et de l'underground au statut de film culte. Comme son autre succès Dazed and Confused (Génération rebelle), [Slacker] relève le défi d’un cinéma naturaliste et comique. En une journée retranscrite en 97 minutes, il arrive à saisir l’imaginaire d’Austin, sa ville chérie. En filmant différents personnages déambulant dans les rues de la ville, dans les restaurants, les boutiques, il dresse le portrait de sa muse texane. […] C’est un film drôle, parfois absurde, comme les rapports sociaux. C’est un vrai documentaire fictif, qui parfois nous donne même plus à voir que le réel. www.sortiraparis.com

  • Slacker suit durant un peu plus d’une journée, dans un exercice narratif explorant comme souvent chez Linklater les possibilités de (« quasi » ou « vrais ») temps réels, les déambulations d’habitants, membres d’une certaine contre-culture, ces ballades se raccordant les unes aux autres au gré des lieux et des moments. […] Linklater témoigne d’une affection profonde pour ces intellos et dilettantes, cette sous-culture en marge de la perception dominante qu’on pourrait se faire du Texas. Dans cet État traditionnellement républicain, ils sont une minorité qui a collectivement le sentiment de ne pas compter et le film transmet une vision politique surprenante, que le cinéaste partageait alors : celle d’une non-participation agressive, tant sur le plan électoral que pour ce qu’il convient d’appeler le marché. Ne « rien faire » ici, c’est préférer vivre, bavarder, se consacrer à qui et ce qu’on aime qu’être intégré à un système officiel. www.dvdclassik.com

  • De Slacker, qui se trame au gré des déambulations de ses personnages, jusqu’à Boyhood, tourné sur une période de douze années afin de témoigner au plus près de la lente maturation des corps, les films de Richard Linklater apparaissent comme autant d’occasions de briser l’étau de la dramaturgie cinématographique conventionnelle. Le temps n’y est plus un engrenage implacable mais le lieu des possibles, de l’ouverture et de la perte. À la fois multiple et cohérente, l’œuvre de Richard Linklater est ainsi devenue au fil de trois décennies le creuset d’un cinéma du « moment » qui, dans sa quête d’un sentiment de présence au monde, révèle avec une attention sans cesse renouvelée la secrète puissance des songes et des temps de la vie habituellement regardés comme « faibles ». www.post-editions.fr