The young lady

De William Oldroyd
Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton
Grand Prix (Valenciennes 2017)
Grande-Bretagne - 2016
1h29
drame, historique
VOST
diffusion : 2017
P

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

PREMIER LONG-MÉTRAGE.
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

Critiques

  • Drame passionné et passionnant sur une femme qui tente de s'émanciper à une époque où on la réduit trop souvent à l'état d'objet, The Young Lady est porté par une Florence Pugh plus fascinante que jamais et qui n'est pas sans rappeler Natalie Dormer période The Tudors. Cruel et percutant. ecrannoir.fr

  • Adapté de Lady Macbeth de Mtsensk, nouvelle du Russe Nikolaj Leskov, The Young Lady dresse le portrait d’une femme enragée par son sort, qui abandonne sciemment son âme pour assumer coûte que coûte ses choix, quand la société de l’époque la voudrait mutique et obéissante. Pour sa première réalisation, William Oldroyd suit l’évolution de cette bombe à retardement (…). Il y a quelque chose de jouissif à voir Katherine se débattre de sa condition de femme soumise pour mieux embrasser celle qu’elle a choisie d’être : une amoureuse au-delà de toute règle. www.cinematraque.com

  • Au cinéma, comme dans la littérature, on peut considérer comme normal de s’attacher au personnage principal, surtout lorsque l’écrivain ou le réalisateur nous le présentent comme étant un être à qui le bonheur est refusé. Mais que va-t-il se passer lorsque le comportement de ce personnage évolue vers des noirceurs abominables ? Va-t-on continuer à être en empathie avec lui ? Ou bien, au contraire, va-t-on progressivement le rejeter ? C’est tout l’art de William Oldroyd et d’Alice Birch de nous proposer, avec un brin de perversité, un parcours du combattant à l’intérieur de notre catalogue personnel de jugements moraux (...). The Young Lady enjambe les frontières temporelles et géographiques en permettant à Vermeer de rencontrer D.H. Lawrence et la littérature russe du 19e siècle. Il prouve aussi qu’il est possible de réaliser des films puissants et visuellement magnifiques avec un budget limité et il nous permet de faire la connaissance de Florence Pugh, une comédienne anglaise de 21 ans dont tout porte à croire qu’elle est à l’orée d’une très, très grande carrière. www.critique-film.fr