El buen patrón

De Fernando León de Aranoa
Javier Bardem, Manolo Solo, Almudena Amor
Goya 2022 du meilleur film, du meilleur acteur, du meilleur scénario...
Espagne - 2021
2h
comédie
VOST
diffusion : 2022
S
P

Un ex-employé viré qui proteste bruyamment et campe devant l’usine…
Un contremaître qui met en danger la production parce que sa femme le trompe…
Une stagiaire irrésistible…
À la veille de recevoir un prix censé honorer son entreprise, Juan Blanco, héritier de l’ancestrale fabrique familiale de balances, doit d’urgence sauver la boîte. Il s’y attelle, à sa manière, paternaliste et autoritaire : en bon patron ?

Critiques

  • Le cinéma de Fernando Leon de Aranoa a toujours su parler de la relation au travail et des différences de classes sociales, ceci depuis Les Lundis au soleil (2003), offrant alors son premier grand rôle à Luis Tosar et confirmant tout le talent de Javier Bardem. […] Les dialogues, parfois à double sens (comme lors d’une époustouflante scène de repas au restaurant), sont un vrai délice de drôlerie mêlée à un véritable questionnement sur les relations entre travail et vie privée. On suit donc avec un plaisir immense les déboires de ce microcosme dans lequel désormais l’entraide n’est plus de mise (dureté de l’époque oblige), chacun semblant aveuglé par ses propres intérêts. www.abusdecine.com

  • El buen patrón fonctionne comme une machine à comédie parfaite, noire et caustique, sauvage et critique avec comme toile de fond ce monde dans lequel nous nous faisons exploiter. C’est bien là sa magie, son ton et sa puissance : dans la critique qu’il formule contre les mécanismes peu éthiques du néolibéralisme, avec ses serviteurs et sa hiérarchie, provoquant des torrents de rires grâce à des dialogues sublimes. www.cineuropa.org

  • Lauréat de six récompenses aux Goya et de deux Prix Forqué, ce long-métrage interroge cyniquement un monde de l’entreprise qui peut se poser quelques questions sur l’évolution et la validité de son modèle et de son exemplarité. […] Le travail du rythme opère le passage de la mesure à la démesure, du calme fragile au « pétage de plombs » radical. Par de nombreux traits, le film rappelle d’ailleurs Relatos salvajes, de Damián Szifron (2014), notamment le sketch « La propuesta » et la manipulation à laquelle a recours la famille pour sauver les apparences, mais aussi les issues tragiques des personnages grimaçants au visage tordu par la haine et la colère. Ces deux aspects se retrouvent ici au service d’une critique sociale qu’on a plaisir à voir traduite dans un film qui, sans tomber dans le pathos, choque et incite à réfléchir sur l’exercice du pouvoir dans une société où les scrupules, ces petits cailloux qui gênent dans la chaussure, servent plutôt à faire pencher la balance du côté du plus puissant. www.cinespagne.com

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