Bouchra
Bouchra, 35 ans, cinéaste marocaine installée à New York, est paralysée par la peur de la page blanche. Un appel de sa mère depuis Casablanca ravive souvenirs et émotions enfouis. Au fil de leur échange, doux et fragile, une brèche s’ouvre, les images reviennent, les désirs aussi. Un film en forme d’autofiction qui aborde, avec humour et tendresse, les relations mère/fille, le rapport à la création et où l’on verra comment une ourse séduit une coyote.
Critiques
La mise en scène revisite avec humour et nervosité l’héritage du mumblecore new-yorkais. Elle se distingue par un travail sonore et musical magnifique, où la patte singulière de Flavien Berger se fait sentir. Grâce à une proximité émotionnelle inédite avec ces animaux si proches de nous, Bouchra s’impose comme l’un des films les plus tendres, drôles et surprenants de 2025. - www.fifib.com
En suivant une jeune réalisatrice d’origine marocaine installée à New York qui tente de faire un film sur son coming out, le film soulève de nombreuses questions : le rapport aux parents et les non-dits qui peuplent parfois les relations qu’on entretient avec eux, la façon de vivre son coming out et son orientation sexuelle, comment revenir dans son pays quand on est immigré·e… Cet ovni entièrement en animation mêle les voix des proches et les enregistrements des conversations téléphoniques avec la mère, dans une démarche documentaire et au service d’une émotion puissante. Dans un film à l’écriture très subtile, les réalisatrices réussissent le défi de l’autofiction juste et sincère, grâce à un dispositif de mise en abyme qui permet de réfléchir à la façon dont la création permet, parfois, de renouer le dialogue et de guérir les blessures. - www.gncr.fr


















