La Gradiva

De Marine Atlan
Avec Antonia Buresi, Colas Quignard, Suzanne Gerin, Mitia Capellier-Audat, Rouge Isaac
France, Italie - 2026 2h25 | comédie, drame | VF - tout public

Synopsis

Un groupe de lycéens français part en voyage scolaire à Naples pour découvrir les ruines de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. C'est là que le vertige les saisit brutalement. L'un après l'autre, ils se laissent submerger par le désir et la colère jusqu'à s'y abandonner complètement.

Critiques

La Gradiva est de ces films qui embarquent et font rejaillir en nous des sentiments bruts et puissants. Marine Atlan parvient à capter la complexité d’une jeunesse à la fois insouciante et accablée par l’incertitude de l’avenir. Elle filme avec sensibilité et sensualité une adolescence en éruption face à l’immobilité éternelle des ruines de Pompéi. La durée du film permet de vivre avec eux, ressentir avec eux, et nous laisser cueillir par des moments de grâce où tout semble possible. Antonia Buresi les enveloppe tant de sa fougue que de sa bienveillante, dans son rôle d’enseignante passionnée mais elle-même perdue dans une époque qui va trop vite. La Gradiva est une œuvre sur le temps qui passe, ces blessures qui hélas ne se referment pas toujours. - AFCAE

J'apprécierai toujours un bon film lent.
J'apprécierai toujours un film qui montre notre jeunesse et comment les gens d'à peu près mon âge parlent, s'insultent et se blessent.
J'apprécierai toujours qu'on ne tombe pas trop dans la caricature, mais que les personnages soient un peu ridicules quand même, un peu clichés, parce qu'on est tous une caricature, on correspond tous à un certain rôle, surtout dans un groupe au sein duquel on souhaite être aimé et respecté.
Suivant une classe sur le temps d'un voyage scolaire à Naples, La Gradiva encapsule un moment singulier dans la vie d'un groupe d'adolescents, révélant les petits tracas et gros problèmes de cette époque.
Puis c'est bien joué, tout le monde est fort, ça sonne vrai, ça sonne bon, on rigole dans la salle de petites mimiques ou de dialogues car prononcés et dits d'une certaine manière, justement.
Tout le monde parle, avec tout le monde, chacun a un rapport particulier avec chaque personne qui fait partie de cette classe. Et pourtant beaucoup de choses sont implicites et dissimulées dans ces rapports, puis deviennent perceptibles seulement par moments, où tout semble sur le point d'exploser.
Certains films, dont La Gradiva fait partie, nous donnent je trouve l'impression de flotter, de suivre les personnages présentés comme si nous étions là, avec eux, de voir ce qu'ils voient, car malgré notre position extérieure nous donnant accès à beaucoup d'informations, nous en savons en fait très peu sur tout ce qui se passe. Le spectateur n'est pas ici en position de supériorité, on peut supposer ce qui va se passer ensuite mais jamais être sûr, les personnages restant imprévisibles et en un sens, dangereux. - Blanche, ambassadrice étudiante