Douleur et gloire

De Pedro Almodóvar
Avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Penélope Cruz
Sélection officielle / Prix d'interprétation masculine (Cannes 2019)
Espagne - 2019
1h53
drame
VOST
diffusion : 2019
P

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

Attention la séance du mardi 02/06/19 qui devait avoir lieu à 11h pendant la Fête du cinéma est décalée à 11h30. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et en contrepartie la séance sera à 3 euros pour tout le monde !

Critiques

  • Douleur et Gloire est le film le plus intime de Pedro Almodovar en quarante ans de cinéma, centré sur un réalisateur mélancolique incarné par Antonio Banderas. Le cinéaste espagnol s'est promis de ne jamais publier d'autobiographie mais admet qu'il s'est mis à nu émotionnellement dans ce 21e film qui aborde - sobrement, presque pudiquement - l'amour, le deuil et la réconciliation. […] Un enfant qui se découvre homosexuel dans son milieu rural et catholique, deux hommes mûrs qui s'embrassent à pleine bouche tendrement... Son monde intime se trouve condensé dans ce long-métrage, qui passe au scanner les émois et les regrets d'une vie, sans les outrances du mélodrame. www.rtbf.be

  • Douleur et Gloire n’est pas la cathédrale baroque et hystérique qu’on pourrait attendre d’un film avec un tel titre, d’un tel cinéaste. Non, si Pedro Almodóvar n’a pas eu peur de se frotter ici aux grands totems, la vie et l’œuvre, le désir et la création, la réalité et la fiction, il l’a fait avec un calme et une évidence qui ont quelque chose de stupéfiant, faisant de ce film l’un de ses meilleurs, et de ses plus autobiographiques. […] Il n’a rien de narcissique ni de complaisant. Il est, plutôt, d’une humanité telle qu’il ménage à chaque rôle, du médecin se penchant sur la kyrielle de maux dont est atteint […] jusqu’à sa mère mourante lui assénant sans aigreur quelques terribles reproches, une épaisseur et une dignité auxquels les comédiens, tous exceptionnels, donnent magnifiquement corps. next.liberation.fr

  • Pedro Almodóvar, 70 printemps, c’est l’homme qui aime - et sait - filmer les femmes. […]  Ici, comme dans La loi du désir ou La Mauvaise éducation - dont ce film pourrait constituer un troisième volet - c’est dans l’intimité d’un homme, et d’un réalisateur qu’il nous embarque. Sans doute est-ce parce qu’il lui ressemble qu’il le fait avec autant de justesse. On a rarement connu le réalisateur de Talons aiguille aussi sobre. Antonio Banderas, corps voûté et fatigué, cheveu en bataille grisonnant et barbe hirsute est ici son alter ego - c’est leur huitième film ensemble. Il se montre d’une puissance mélancolique et d’une émotion folle, mais toujours contenue. […] Voilà le plus beau film d’Almodóvar depuis longtemps. www.marianne.net

  • Almodovar a beau se raconter depuis toujours, il prouve avec ce nouveau film, qu’il a encore bien des choses à dire, toujours avec cette même magie, cette même conviction frissonnante, cette même délicatesse. Il lui suffit pour cela de trouver le bon point d’ancrage, la bonne histoire et le bon interprète. A ce jeu là, son ami Antonio Banderas brille, sorte de double cinématographique d’un Almodovar qui projette en lui ses obsessions les plus intimes. L’acteur a su les prendre à son compte et livre l’une de ses plus belles prestations. https://mondocine.net

  • c’est leur huitième film ensemble. Il se montre d’une puissance mélancolique et d’une émotion folle, mais toujours contenue. […] Voilà le plus beau film d’Almodovar depuis longtemps. www.marianne.net